Bonjour nous sommes le 12 Juillet, Dimanche matin 02h05 et vive le monde ! Des gens se font la guerre et se massacrent, d'autres n'ont pas besoin de guerre pour ça, une once de haine suffit, beaucoup se retiennent, puisque le droit de massacre n'est pas le même partout, mais pour beaucoup plus le massacre est collectif et moral; il suffit d'observer la jeunesse et sa mentalité, oui j'y met le nom de massacre, quand ces germes de connerie grandiront, qu'en adviendra t-il pour le reste ? Tout est beau et profond, il suffira de sortir la phrase connue d'un auteur inconnu, ou de dire qu'on ne se prend pas la tête, puisque nous vivons dans une société de facilité, tout ce qui est bon pour une évolution minimum; aujourd'hui nous pouvons nous peser sur notre télé, nous pouvons faire nos courses sur nos fauteuils en cuir, nous pouvons nous battre sans suer et se dire vainqueur et fier d'une vie virtuelle bien travaillée; encore mieux nous pouvons nous dire Rien du tout, ça évitera les embrouilles et l'effort d'une recherche d'arguments trop compliqués. Tout est ainsi magique et tout est soi; une belle société individualiste qui voit crever son prochain en prônant des moralités des plus concertantes et artificielles, un égocentrisme en développement rapide et impeccable, moi je et je le sais, un rapport à la deuxième personne pour se rapprocher de la première, comprend moi, écoute moi, aide moi, aime moi, un besoin constant d'attention qui va jusqu'à l'excès, se foutre du reste car il n'a plus d'importance; soit, mais on ne cherche pas à lui en donner. Ne reprochons rien à personne, tout est parfait. L'on parle de massacre et les gens s'en passionnent comme d'un film, on parle de misère et l'on pleure, pleurer ! Une action si parfaite et si conséquente pour la cause pensée l'espace d'une demie seconde. Un peu de faux sentimentalisme pour faire oublier la débilitude, un peu de prétention pour faire oublier l'ignorance. L'on en voudra beaucoup à ceux qui poseront ces mots, car c'est une vérité à ne pas dévoiler au risque de perdre le regard du lecteur concentré. Les apparences sont une fois acquises trop précieuses pour essayer de se rappeler le corps si nu qui se cache dessous, si nu et fragile, tendrement faible et futile.
Mais passons, car l'utilité de ces mots alignés est sans existence.
Fin.