Tout ce qu'on ne pourra jamais oublier.

Tout ce qu'on ne pourra jamais oublier.


Une note de musique. De piano, peut-être. Perçante, et douce à la fois.

Le secret. Il fait mal tu sais. Il est dans l'âme comme un oiseau dans une cage. Sauf que le mien est un squelette. Si je le touche il devient cendres. Il est mes cris, mes peurs. Il voyage, puis il se cache. En moi, comme dans un désert où survivent des arbres maladifs. Mon monde est une miette et ma rancune une montagne. Une montagne dont la neige fond sous mes pieds. Sous mes pieds de poupée cassée.

Le crissement d'une feuille morte sous une porte. Puis la note d'une fragile goutte de pluie venue s'abandonner sur un sol humide.


Je ne sais plus quoi faire. Dailleurs je crois que je ne l'ai jamais su. Mon corps est celui de la peur, ma peau est celle de l'anéantissement, l'anéantissement de quoi dailleurs. Ca fait longtemps que j'ai tout quitté. Le passé fautif et les idées ratées. Rien n'a mené à rien, puisque aujourd'hui rien n'est plus. Et puis ces mots qui défilent, sans savoir ce qu'ils racontent. Un néant grotesque. Une vie qui émerge d'illusions. Oui, d'illusions.

Une fausse note. Battements d'ailes d'un oiseau, en fuite.


Alors voilà. Un bocal en noir et blanc, où l'amour n'est plus. Amour, c'est à dire la vie. L'abandonnée abandonne. A quoi bon chercher à retrouver ce qui est vain. Puisque tout fut trahi, et plus rien de réparable, je laisse mes cendres derrière moi, et je pars, loin. Ce qui fut la plus belle des beautées n'est à mes yeux plus qu'un immonde existence [qui de ses dents de louve, mord mon coeur à pleine dents.] J'ai les mots qui saignent, et l'âme enfummée. Adieu, amitié; je t'ai beaucoup trop estimée.

Silence.



# Posté le mercredi 16 avril 2008 09:57

Modifié le jeudi 17 avril 2008 11:51

Le silence hurlait. Et moi j'étouffais.

Le silence hurlait. Et moi j'étouffais.

T'es mort. Encore mort, toujours mort. Une présence dans une âme sèche. Mais moi maintenant tu sais, j'ai le c½ur vide. C'est moins risqué à l'hémorragie sentimentale, j'me sens plus légère et j'ai le moral. La barrière au rêve, c'est que t'es parti sans les souvenirs qui me hantent. Des souvenirs sans corps, c'est de la vapeur. De la vapeur de bonheur, de la vapeur de mes pleurs, rien que ça, de la vapeur. Du passé sans matière. Je griffe et je tord le vide, tu comprends. T'es mort ! Et ça ne me fait plus rien. Que tu ais existé ou pas, aucune différence, plus rien ne m'influence. J'ai le vertige du passé tu comprends. Ca me donne envie de vomir, alors je l'efface à ma vue. Si tu savais comme je suis bien. Je vole sans ailes, je tombe peut être mais si tu savais comme je m'en fout. De tous mes sens, je ne peux plus t'atteindre, tu ne peux plus me blesser, plus rien ne nous lie si ce n'est le néant. Il est doux, le néant ? Doux comme du velours, comme de la soie, comme ton sourire... Tu t'y est logé pour toujours. Tu me regardes, peut-être ? Mais moi ce sont mes pieds qui m'intriguent plus que regarder un ciel pleurant. C'est sur le sol que je marche, pas sur la lune. Dis adieu à mes yeux, à mes regards doucereux. Je te vole ce que tu m'as volé. Je ris, je vis. Regarde moi, je vis. Je n'ai plus besoin des étoiles de personnes, je brille seule. Je ne suis plus cette fleur qui fanait lorsque mon soleil s'envolait. Aujourd'hui je suis une fleur de lune. De nuit, de jour, je brille comme une étoile égarée. Vois tu ? Je n'ai plus besoin de rien. Une fleur de lune qui accueille des larmes de pluie au creux de ses seins, de ses mains ; de tous les chagrins.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 19:54

Ce jour là, sans penser à toi. // Je suis une fleur de lune.

Ce jour là, sans penser à toi. // Je suis une fleur de lune.

C'était ce jour où le soleil rendait à ma peau l'ébauche d'un plaisir, le frissonnement d'une chaleur fictive. La moindre petite mélodie frolant mes oreilles donnait à mon esprit des formes dansantes, ondulant comme une sirène dans son océan désert. Rien n'aurait pu me nourrir, rien de plus que ce vide plaisant. Regarder des vies, les effleurer sans y poser le moindre mot, observer un corps, un sourire, sans y voir la moindre âme vivante. Se limiter à penser pour ne pas pleurer, ne pas rire. Un sommeil éveillé, les cheveux dans un vent moqueur, non je ne bougerai pas. « Que tout me laisse et me lasse, je suis une nomade pensive. » Apprendre la simplicité, cette chose que l'on touche sans vraiment y toucher.

Je suis une rêveuse.



# Posté le samedi 12 avril 2008 15:01

Modifié le samedi 12 avril 2008 15:17

Oui; je m'apelle Avril et là, j'ai l'impression qu'on parle de moi tous les jours. Quelle folie.

Oui; je m'apelle Avril et là, j'ai l'impression qu'on parle de moi tous les jours. Quelle folie.




« Un regard nuageux
Sur le passé tempête
Ma constellation fictive
Est brouillée de ces rires puants;
Je le sais, que plus rien n'est vrai;
Non, plus jamais rien comme avant. »










Ps : Euh... racontez moi des blagues.. ^_^

# Posté le vendredi 11 avril 2008 17:10

Modifié le vendredi 11 avril 2008 18:21

Post Scriptum en retard. (Et c'est les vacances aussi, niark.)

Je ne suis pas là durant la semaine; interna pwet pwet.
Mais à mon retour j'ai été agréablement surprise vos compliments sur mes photos (bon ok j'avoue, j'suis pas habituée aux compliments xD faut que je m'y fasse huhu) Bref :)
Post Scriptum en retard. (Et c'est les vacances aussi, niark.)

# Posté le vendredi 11 avril 2008 12:11