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Je ne sais plus quoi faire. Dailleurs je crois que je ne l'ai jamais su. Mon corps est celui de la peur, ma peau est celle de l'anéantissement, l'anéantissement de quoi dailleurs. Ca fait longtemps que j'ai tout quitté. Le passé fautif et les idées ratées. Rien n'a mené à rien, puisque aujourd'hui rien n'est plus. Et puis ces mots qui défilent, sans savoir ce qu'ils racontent. Un néant grotesque. Une vie qui émerge d'illusions. Oui, d'illusions.
Alors voilà. Un bocal en noir et blanc, où l'amour n'est plus. Amour, c'est à dire la vie. L'abandonnée abandonne. A quoi bon chercher à retrouver ce qui est vain. Puisque tout fut trahi, et plus rien de réparable, je laisse mes cendres derrière moi, et je pars, loin. Ce qui fut la plus belle des beautées n'est à mes yeux plus qu'un immonde existence [qui de ses dents de louve, mord mon coeur à pleine dents.] J'ai les mots qui saignent, et l'âme enfummée. Adieu, amitié; je t'ai beaucoup trop estimée.
Une note de musique. De piano, peut-être. Perçante, et douce à la fois.
Le secret. Il fait mal tu sais. Il est dans l'âme comme un oiseau dans une cage. Sauf que le mien est un squelette. Si je le touche il devient cendres. Il est mes cris, mes peurs. Il voyage, puis il se cache. En moi, comme dans un désert où survivent des arbres maladifs. Mon monde est une miette et ma rancune une montagne. Une montagne dont la neige fond sous mes pieds. Sous mes pieds de poupée cassée.
Le crissement d'une feuille morte sous une porte. Puis la note d'une fragile goutte de pluie venue s'abandonner sur un sol humide.
Je ne sais plus quoi faire. Dailleurs je crois que je ne l'ai jamais su. Mon corps est celui de la peur, ma peau est celle de l'anéantissement, l'anéantissement de quoi dailleurs. Ca fait longtemps que j'ai tout quitté. Le passé fautif et les idées ratées. Rien n'a mené à rien, puisque aujourd'hui rien n'est plus. Et puis ces mots qui défilent, sans savoir ce qu'ils racontent. Un néant grotesque. Une vie qui émerge d'illusions. Oui, d'illusions.
Une fausse note. Battements d'ailes d'un oiseau, en fuite.
Alors voilà. Un bocal en noir et blanc, où l'amour n'est plus. Amour, c'est à dire la vie. L'abandonnée abandonne. A quoi bon chercher à retrouver ce qui est vain. Puisque tout fut trahi, et plus rien de réparable, je laisse mes cendres derrière moi, et je pars, loin. Ce qui fut la plus belle des beautées n'est à mes yeux plus qu'un immonde existence [qui de ses dents de louve, mord mon coeur à pleine dents.] J'ai les mots qui saignent, et l'âme enfummée. Adieu, amitié; je t'ai beaucoup trop estimée.
Silence.
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